Classe C5 : Ce que cela signifie réellement pour un drone de nettoyage par pulvérisation.
C5 : la vraie valeur réglementaire pour un drone de pulvérisation
Derrière “C5”, il n’y a pas un slogan, mais une exigence européenne sérieuse.
Pour la pulvérisation, c’est souvent la frontière entre activité maîtrisée et simple besoin personnelle ou accréditation d’un drone étranger qui n’est pas agréé pour l’activité de démoussage au local, en France ou en Europe.
Comprendre la classe C5 :
D’abord, la classe C5 vise la catégorie “spécifique”, pas la catégorie “ouverte”.
Autrement dit, on parle d’opérations encadrées par STS, PDRA, ou SORA. Le C5 sert surtout aux missions proches des personnes et des zones bâties. Ces sont pour la plupart des missions de travail qui exigent une mise en place de modes opératoires sérieux pour la sécurité des pilotes et de l’environnement de la mission.
Ce que la classe C5 impose techniquement

Voilà ce qu’un drone C5 doit respecter comme exigences techniques vérifiables.
- la masse maximale au décollage est limitée à 25 kg
- l’aéronef n’est pas à voilure fixe, sauf cas captif
- mode basse vitesse limite typiquement la vitesse sol à 5 m/s
- indication du son émis par le drone affiché
- identification à distance directe
- avertissement de batterie faible
- système de coupure moteur pour les drones non-captifs
- information de position X, Y, Z, vitesse et altitude du drone
Le point clé : la sécurité en cas de problème
Le vrai marqueur C5 reste la sécurité en cas de défaillance. Il faut notamment un système de terminaison de vol indépendant du pilotage. Souvent, un parachute ou un dispositif équivalent est exigé dans le cadre STS.
Ce n’est pas le cas d’un drone C5 captif, c’est à dire relier au sol. C’est le cas pour le drone de démoussage , qui lorsqu’il s’agit d’un système relié au sol par une durite, est constamment
Ce que le C5 permet pour un drone de nettoyage par pulvérisation
D’abord, le C5 ouvre un chemin clair vers des scénarios standards comme STS-01.
Ensuite, cela facilite des missions de pulvérisation en environnement bâti, sous conditions strictes.
Pulvérisation : pourquoi le cadre “spécifique” devient central
Dans le cadre d’une mission avec un drone de démoussage, la pulvérisation additionne masse, énergie, proximité humaine et durée d’exposition.
De plus, les interventions se font souvent près de bâtiments, véhicules, passants, ou riverains.
Donc, sans cadre “spécifique”, vous restez rapidement bloqué opérationnellement et contractuellement.
Des clients qui attendent une conformité parfaite.
Un client sérieux attend une conformité solide, pas une promesse vague. Lorsqu’il est en opération, il a besoin d’être rassuré sur son drone, sa conformité, afin de se concentrer sur son exploitation et sur la mise en sécurité de la mission.
Par ailleurs, les donneurs d’ordre veulent un dossier clair pour leurs assurances. En conséquence, un C5 bien documenté réduit les frictions commerciales et juridiques.
L’autocertification : pourquoi cela pose problème
On appelle autocertification le fait de déclarer soi-même la conformité d’un drone. Cette approche, très fragile, est complexe pour le propriétaire du drone dès qu’un tiers demande des preuves techniques. En cas d’accident ou de problème, le propriétaire ne pourra pas se retourner contre lui. Mais surtout en cas d’incident et de déclaration de non-conformité par les autorités, le drone ne peut plus voler.
En cas d’incident, votre déclaration peut se retourner contre vous.
Trois faiblesses immédiates de l’autocertification
- D’abord, vous devenez juge et partie, donc la crédibilité baisse instantanément.
- Ensuite, l’assureur peut exiger des éléments techniques indépendants, ou limiter la garantie. Il est essentiel de vérifier vos contrats sur ce point.
- Enfin, lors d’un contrôle, l’absence d’évaluation tierce complique la démonstration de conformité.
Certification par un tiers bureau d’étude agréé CE : ce qui change vraiment
À l’inverse, une certification par un un bureau d’étude repose sur une méthode et des preuves. C’est également un engagement fort et couteux de la part du constructeur puisqu’il faut compter dans les 40 000 euros pour l’agrément d’un drone C5, sans compter les très probables allers retours à prévoir et les tests supplémentaires à organiser. Au delà du temps que les tests prennent, l’engagement financier du constructeur est un indicateur de son sérieux et de sa capacité à vous accompagner dans votre projet d’achat de drone de démoussage.
Checklist pratique pour différencier les deux approches
Voici quelques éléments à vérifier pour éviter les confusions et les mauvaises surprises. C’est important de savoir ce que vous achetez et de vous assurer que le drone est bien certifié et non auto-certifié. Voilà les questions à poser à votre constructeur, un bon moyen de savoir s’il a juste signé sa propre certification ou s’il est bien certifié par un organisme européen autorisé à
- D’abord, demandez quel référentiel exact est appliqué : C5, STS-01, ou SORA.
- Ensuite, exigez les preuves : essais FTS, essais parachute, procédures et rapports.
- De plus, vérifiez la traçabilité : numéros, versions, dates, et responsabilités claires.
- Enfin, confrontez le dossier à l’assurance : couverture écrite, exclusions, et conditions.
